Les
pique-niques de la République
Entretien de la RDN avec Yannick “Elydjah” MEYO
BIBANG
Yannick “Elydjah” MEYO BIBANG
Publié le 12 juillet 2006

Yannick “Elydjah” MEYO BIBANG
RDN : Pouvez-vous nous rappeler l’origine des pique- niques
de la République et nous dire à quel titre vous
travaillez sur cet événement ?
Le Pique-Nique de la République est un événement
grand public, apolitique, créé par Gad WEIL, directeur
artistique du Carnaval de Nice, qui s’inspire de l’Incroyable
Pique-nique de l’an 2000 sur la Méridienne verte,
du même concepteur, qui se déroulera les 13 et 14
juillet 2006. Fort du succès de 2000, de nombreuses communes
n’étant pas géographiquement situées
sur le méridien de paris nous ont émis leur voeu
d’accueillir une telle manifestation. Et, au vu des actes
de révoltes de décembre 2005, il nous est apparu
comme une évidence de proposer un événement
fédérateur. Le Pique-Nique de la République
est un rendez-vous annuel associé à la République
Française, un rituel républicain.
Dans le cadre de ce projet, je suis chargé de Relations
Publiques avec les élus.
RDN : Pouvez-vous nous résumer l'objectif et le
déroulement de ces pique-niques de la République
2006?
Le Pique-nique de la République est un événement
de ressourcement populaire qui, dans un climat social trouble,
a pour but de rassembler les citoyens français quelques
soient leurs origines géographiques, et, leurs convictions
politiques et religieuses, autour d’un repas fraternel et
convivial : partager ensemble le pain pour que tous les citoyens
ne fassent qu’un!
Les piques niques de la République déjà présent
en France d'Europe et de l'Océan indien...
L’édition 2006, première du genre, du Pique-Nique
de la République se déroulera en France le 13 ou
le 14 juillet, selon la programmation de la centaine de communes
adhérentes. Des totems (hauteur 5m) et des nappes aux couleurs
bleu, blanc et rouge, sont installés à l’emplacement
choisi par la commune organisatrice. Chacun des pique-niqueurs
est invité à ramener son “panier” en
pensant à une portion supplémentaire ou la Part
de la Fraternité qu’il proposera aux autres convives
qui déjeuneront sur la même nappe que lui. À
20h, les pique-niqueurs et pique-niqueuses, à travers la
France, se lèveront et trinqueront tous ensemble à
la santé de la République.
RDN : Quel est l'objectif de cet événement
dans le contexte de la France du début du XXIième
siècle?
La France d’aujourd’hui a plus que jamais besoin
d’événements festifs ou culturels qui rappellent
quels sont les fondements même de la nation française,
et l’importance de composer ensemble pour une société
plus forte. Nous espérons que le Pique-Nique de la République
soit du nombre en s’inscrivant comme la fête de l’Intégration
et de la Tolérance.
RDN : Dans un contexte de la montée des questions
liées à la diversité, quel est le sens que
vous souhaitez donner à la fête nationale?
Loin d’être une simple manifestation festive estivale,
nous souhaitons que la fête nationale s’impose comme
une date-phare, un moment d’acceptation de l’autre,
attendue avec chaleur et espoir, et, vécue avec fierté.
Une ferveur encore plus grande que celle qu’on connaît
après une victoire des “Bleus” (rires).

La Marseillaise, un chant pour la Nation,
un chant pour tous. {Extrait du dossier de presse}
RDN : A cette occasion, vous organisez des cérémonies
pour les nouveaux naturalisés. pouvez-vous nous en dire
plus ?
Au travers de cet événement citoyen, nous proposons
aux communes qui l’organisent de profiter de cette occasion
pour y réaliser des actes forts sur la place publique,
et non dans la discrétion de l’administration. C’est
ainsi que Clichy-la-Garenne (92), entre autres, “proclamera”,
sur la scène du Pique-Nique de la République, devant
les habitants de sa ville, pique-niqueurs d’un jour, l’arrivée
des nouveaux naturalisés dans l’année.
RDN : Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel
et quel est ou a été votre rapport au 14 juillet?
Je suis né en 1979 dans les Hauts-de-Seine, de parents
tous deux étudiants gabonais. À la fin de leurs
études nous sommes partis au Gabon ou j’ai vécu
jusqu’en 1998 à Libreville, la capitale. Depuis,
je suis revenu là où tout a commencé, dans
un premier temps, pour y faire mes études supérieures
(Économie et Communication), et maintenant j’y travaille
(Relations Publiques et Concepteur d’événements)
et j’y vis.
“Liberté, Égalité, Fraternité!”,
le Peuple opprimé qui ne fait qu’un pour s’insurger
contre un système inégalitaire pour une vie meilleure
pour tous, une prise de conscience, et, un passage à l’acte;
le sang versé pour un idéal commun : pour moi, c’est
tout ça le 14 juillet.
Mais il semble, aujourd’hui, que certains aient oublié
l’origine et la symbolique de cette date....