Action
positive : briser le tabou
Dans un article en date du 8 janvier 2004 publié dans les colonnes
du journal Libération, et intitulé « la discrimination
positive : une aberration », François Devoucoux Du
Buysson essayiste et Directeur de l’Observatoire du Communautarisme
dressait, sous la forme d’un réquisitoire aux allures
de procès, les avatars de la discrimination positive. Celle-ci
serait si l’on en croit son auteur, à la fois une
incroyable aberration et un contresens total.
Faut-il en rire ?
Seybani Sougou
Publié le 12 juillet 2006
On retrouvait dans ce texte le risque d’une création
de cartes d’identité avec la mention ethnique, la
probabilité d’une fragmentation de la société
française en communautés, la possibilité
de revendication pour une application des quotas à rebours
pour la communauté blanche et j’en passe… En
fin de compte, tout et son contraire. Bien entendu « le
concept de discrimination positive » est censé engendrer
tout cela. Un raccourci facile. Un amalgame plus que dangereux.
Pourquoi pas la discrimination positive responsable de la percée
du Front National ? Non, soyons sérieux. Une telle vision
pour le moins simpliste et caricaturale de la discrimination positive
interpelle non seulement notre conscience, mais exige également
de replacer les choses dans leur véritable contexte. Mais
au fait de quoi s’agit il véritablement ? De reconnaître
une réalité incontestable, à savoir que les
discriminations existent et perdurent dans notre pays. Et ce,
plus qu’on ne le croit ou feint de le croire. A défaut
de disposer de statistiques fiables, tous les spécialistes
et acteurs concernés (associations, et organismes oeuvrant
pour la défense des droits de l’homme) par cette
question vous feront remarquer que les discriminations dont sont
victimes nos concitoyens d’origine étrangère
ont atteint au fil du temps des proportions inquiétantes.
Pour s’en convaincre, il suffit tout simplement de se déplacer
dans les ANPE, de croiser les différents fichiers sur le
taux de chômage touchant cette catégorie de population,
ou de consulter la liste des demandeurs de logement social. Les
Mamadou et autres Mouloud y sont largement représentés.
Plus que toutes les études, et autres rapports, la réalité
du terrain est sans équivoque. L’aveu tardif que
la machine à intégrer dans notre pays ne fonctionne
plus. Mais a-t-elle déjà fonctionné ? Pour
les Italiens, les Espagnols et les Portugais, certainement….
Mais pour les Antillais, les maghrébins, et les ressortissants
originaires d’Afrique noire, la sentence est sans appel.
La loi seule suffit-elle ?
Nos politiques le savent parfaitement, eux qui dénoncent
désormais dans leurs discours toutes les formes de discriminations
et s’engagent à proposer des solutions pour y remédier.
Pendant ce temps, François Devoucoux du Buysson préconise
tout simplement d’appliquer strictement la loi au lieu de
celle des quotas. Une loi censée par un coup de baguette
magique résoudre tous les problèmes liés
aux discriminations, et dont le racisme constitue le soubassement.
On pourrait évoquer la loi de 1972, pionnière en
la matière, et qui sanctionne sévèrement
tous les actes dits racistes et discriminants. Plus de 30 ans
après, a-t-elle atteint ses objectifs ? Et c’est
parce que justement la loi ne parvenait pas à corriger
ces distorsions que le gouvernement de l’ex premier Ministre
Lionel Jospin, sous la houlette de Martine Aubry Ministre des
Affaires Sociales avait mis en place dès 1999 toute une
série de mesures ( le Groupement d’études
et de Lutte contre les Discriminations « GELD », le
114, un centre d’appels ayant pour but de recueillir toutes
les plaintes de victimes de discriminations, et de les orienter
vers les services compétents). Malgré cette initiative
novatrice de la part des pouvoirs publics, les résultats
sont décevants, et pas vraiment à la hauteur des
espoirs escomptés. Au point que l’ancien Ministre
des Affaires Sociales François Fillon avait formulé
le vœu de revoir les modalités de fonctionnement du
114, les victimes de discriminations étant sceptiques quant
à la réelle volonté des pouvoirs publics
de sanctionner de façon exemplaire les auteurs de tels
délits.
La lutte contre les discriminations ne saurait se limiter exclusivement
à l’adoption d’une multitude de lois, le plus
souvent d’ailleurs jamais appliquées. L’exemple
patent est le cas de ce jeune sénégalais du nom
de Abdoulaye Marega, qui avait déposé une plainte
contre le Moulin Rouge en 2003, par le biais de SOS RACISME, parce
qu’on lui avait refusé un poste en salle au prétexte
qu’il était noir. L’affaire avait fait grand
bruit à l’époque, les faits étaient
avérés, la preuve largement établie, et pourtant
la condamnation était pour le moins minime (tout ce qu’il
y a de plus symbolique) : 10 000 euros pour l’auteur du
délit. Pas très cher payé n’est ce
pas ? On peut également citer le cas de ce Directeur financier
d’origine maghrébine à qui une grande entreprise
alsacienne avait rejeté le C.V. sous sa véritable
identité alors qu’on lui proposait un salaire conséquent
et des émoluments sous le nom de Stéphane Meyers.
Rassurez-vous, l’auteur des faits, à savoir le responsable
des ressources humaines de la dite société n’a
écopé que d’une condamnation d’un mois
avec sursis ! Il y a chez les auteurs de tels actes l’impression
d’une sorte d’impunité, la ferme conviction
que les sanctions resteront toujours de l’ordre du symbolique.
Il faut dire que les préjugés sont tenaces…
On pourrait également faire référence à
la loi du 30 juillet 1981 « tendant à réprimer
certains actes inspirés par le racisme et la xénophobie
», modifiée par les textes du 3 juillet 2004 (loi
Perben II) et du 9 mars 2004 (loi Lellouche) qui aggravent et
élargissent la liste des infractions en la matière.
On le voit donc, en dépit d’un arsenal juridique
particulièrement répressif (du moins dans les textes),
le racisme perdure et s’amplifie dans notre pays. Alors
suffit-il de se contenter d’appliquer la loi pour que les
discriminations cessent dans notre pays ? La réponse semble
évidente, et se passe de commentaires. La lutte contre
les discriminations exige une forte volonté politique qui
existe certes dans les discours mais jamais dans les faits (le
chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions).
Il y a plus de 5 millions de musulmans en France, et environ 7
millions de personnes d’origine maghrébine et africaine,
sans compter les Antillais, Guyanais et Réunionnais qui
sont français (on a tendance à l’oublier).
Il n’ y a pas un seul député issu de ces communautés.
Cherchez l’erreur ! Ou peut-être ne manifestent-ils
pas l’envie de s’intégrer ? Allez savoir !
On suppose également que parmi ces 7 millions d’individus,
aucun n’a fait des études de journalisme, ce qui
explique qu’il n’y ait quasiment pas de personnes
issues des minorités à la télévision.
Ah si, dans les rubriques météo ou dans les émissions
guignolesques! On peut également en déduire que
les gens issus de l’immigration ne soient pas du tout tentés
par la politique tant ils sont absents du débat national.
Après tout, qui sait !
Communautarisme ou communautarisation ?
Dans un rapport datant de mai 2004, la Direction centrale des
Renseignements Généraux a recensé dans un
nombre élevé de départements, les signes
d’un repli aussi bien dans l’habitat urbain, les écoles,
les associations ou dans le monde de l’entreprise. Ce rapport
consacré au « repli communautaire », et remis
aux services du Ministre de l’Intérieur, Dominique
de Villepin depuis début juin 2004, dresse un tableau alarmant
de la moitié des quelques 630 quartiers sensibles suivis
par la DCRG (Direction Centrale des Renseignements Généraux).
Qui pourra alors s’étonner de l’explosion de
la violence dans les banlieues ?
C’est dire que résumer la question de l’intégration
au stade des incantations verbales peut se révéler
électoralement payant mais socialement suicidaire. Si nous
voulons refonder le pacte républicain, il va falloir démontrer
à tous nos concitoyens d’origine étrangère
et antillo-guyanaise qu’ils sont avant tout des Français
à part entière, et non des Français à
part. Trop souvent, les comportements racistes ou discriminants
(pour policer le discours) sont tolérés, voire insuffisamment
réprimés, émanant parfois des serviteurs
de l’État censés donner l’exemple. Le
faux débat sur le concept de discrimination positive n’est
en réalité rien d’autre que l’arbre
qui cache la forêt. Il convient au prime abord de poser
les vraies questions au lieu de les éluder de manière
permanente en invoquant un concept, « l’intégration
», qui à l’épreuve des faits, a désormais
perdu de sa pertinence. L’argument classique selon lequel
la discrimination positive aurait comme conséquence une
communautarisation de la société française
selon le modèle américain avec ses travers, n’est
qu’une excuse commode pour ne pas satisfaire les demandes
de certains de nos compatriotes en termes d’égalité
des chances, et d’accès aux hautes sphères
de la société. Car c’est bien de cela dont
il s’agit : différer au maximum, voire repousser
aux calendes grecques de telles exigences, au demeurant parfaitement
légitimes. Il faut croire que le mythe d’une France
blanche pourtant totalement révolu n’a jamais été
aussi ancré dans les mentalités. Curieux paradoxe,
dans un monde où la diversité ethnique, sociale,
et culturelle est porteuse de richesses multiples. La nomination
du Préfet d’origine maghrébine, Aissa Dermouche
en est une parfaite illustration. La frénésie politico-médiatique
qui a suivi cette nomination est digne d’une tragédie
grecque. A croire que ce fut l’événement du
siècle. On en est là, alors que nous sommes en 2004,
et en France, la patrie des droits de l’homme. La Haute
Administration serait-elle à ce point verrouillée
pour certains de nos compatriotes ?
Dans un autre registre, s’il advenait que les mécanismes
classiques de régulation de la société, par
le biais de politiques publiques ne parvenaient plus à
assurer la promotion sociale de nombre de nos compatriotes, ce
serait le fondement même de notre société
dont la notion d’égalité (érigée
en principe constitutionnel) en constitue la matrice qui risque
de voler en éclats. Pourtant la parité a été
votée s’agissant de l’égalité
hommes femmes, des quotas prévus pour les personnes handicapées
dans la fonction publique, et j’en passe, tant la liste
est longue. Mais dès qu’il s’agit des minorités
(osons le dire d’origine africaine et maghrébine)…..
La mise sur pied d’un organisme indépendant «
une haute autorité de lutte contre les discriminations
» tant annoncé par le Chef de l’État
sera-t-il couronné de succès ? Ou viendra-t-il grossir
les rangs de nombres d’institutions existantes, ayant pour
vocation de lutter contre les discriminations avec les résultats
que l’on sait ? Dans cette optique, le système de
parrainage expérimenté par certaines entreprises
réputées telles que AXA permettant le recrutement
de jeunes originaires de cités défavorisées,
de même que les politiques volontaristes mises en oeuvre
par le biais des emplois jeunes, et qui ont favorisé l’insertion
de milliers d’entre eux dans des missions d’utilité
publique telles que les centres relais ou l’aide à
l’accompagnement scolaire, prouvent, si besoin en était,
que la notion d’intégration ne saurait être
un concept purement théorique. Par ailleurs, l’accès
à Sciences PO de jeunes brillants, issus des quartiers
(notion péjorative) constitue un cinglant démenti
à cette idée classique selon laquelle l’intégration
se réaliserait de manière automatique.
N’ayons pas peur de le dire : les discriminations sont désormais
monnaie courante dans notre pays. C’est d’ailleurs
un secret de polichinelle. Et ils sont nombreux dans notre pays
à s’adonner à ce genre de pratiques en toute
impunité : Chefs d’entreprise, responsables de ressources
humaines, agences d’intérim, propriétaires
de logement, etc. Toutes les secteurs sont concernés :
du public au privé, en passant les médias, sans
oublier nos hommes politiques qui clament haut et fort leur indignation
face aux discriminations dont sont victimes certains de nos concitoyens,
mais qui ne donnent à ces derniers aucune chance de percer
dans leurs formations respectives. Le paradoxe dans ce genre de
situations, est qu’il est extrêmement difficile, voire
quasi impossible d’en apporter la preuve (la discrimination
se manifestant sous une forme indirecte, et le plus souvent pernicieuse),
même si dans ce domaine on peut noter une évolution
de la loi qui innove, en introduisant le principe de l’inversion
de la charge s’agissant de la preuve. En vérité,
il n’est point besoin d’attendre la mise en œuvre
de la discrimination positive pour se rendre compte qu’il
existe, dans les faits, une communautarisation rampante de notre
société. En effet, qui habite à Sarcelles,
à Garges les Gonesses, à Argenteuil, à Trappes,
à Vaulx-en-Velin, et dans les « cités »
réputées difficiles ? N’est ce pas commode
d’agiter l’épouvantail d’une communautarisation
de la société dès que l’on évoque
la discrimination positive ? Il est donc grand temps de mettre
fin à ce jeu qui non seulement a assez longtemps duré,
mais a également démontré ses limites. Notre
pays ne pourra faire l’économie d’une vraie
réflexion sur la place et le rôle de nos concitoyens
d’origine étrangère. Car, c’est de cela
dont il s’agit avant tout. La qualification de Jean Marie
Le Pen au second tour des élections présidentielles
de 2002, loin d’être un accident historique traduit
plutôt un malaise profond de notre société.
Le racisme, telle une lame de fond est en train de constituer
l’une des pires gangrènes de la société
française. Plus que jamais la « lepénisation
» des esprits et des cœurs est en marche.
La fuite des talents issus de la diversité
L’argument du vote protestataire longtemps agité
par des pseudo-spécialistes et par des sociologues en mal
d’inspiration ne résiste plus à l’examen
des faits. Il urge donc qu’il y ait une mobilisation nationale
sur le thème de la croisade contre ce démon du racisme.
A l’instar de la question du foulard islamique qui a suscité
un quasi consensus pour la défense de la laïcité
! Vous avez dit deux poids, deux mesures ? Le problème
n’est pas : faut-il être pour ou contre la discrimination
positive ? Une vision manichéenne, un schéma forcément
réducteur. Non, l’enjeu est ailleurs, qui consiste
à assurer la promotion sociale de certains de nos compatriotes
méritants, compétents par un volontarisme sincère.
Une promotion hypothétique voire impossible dans le système
actuel fait de nombreux blocages.
Ce ne sont pas les nombreux chercheurs, enseignants ou hommes
d’affaires français d’origine étrangère
qui me contrediront, eux qui préfèrent désormais
émigrer vers d’autres cieux plus cléments
(en l’occurrence les pays anglo-saxons comme les États-unis,
le Canada ou la Grande Bretagne). Dans ces contrées, au
moins les origines ne sont pas un obstacle à la réussite
sociale, même si tout n’est pas parfait, loin s’en
faut. Le cas de l’astrophysicien malien Modibo Diarra, Chef
de division à la NASA du programme de la navigation interplanétaire
sur Mars constitue un exemple patent. Après avoir fait
des études à Jussieu, ce scientifique aux talents
désormais reconnus a dû se tourner vers les États-unis,
la nouvelle destination de nos élites. Et dire que M. Diarra
aurait pu être vigile en France, lui qui était confronté
en France à des difficultés ordinaires d’obtention
d’une bourse en sa qualité de chercheur (de nombreux
doctorants d’origine maghrébine et africaine exercent
un tel métier dans notre pays) ! Yamina Benguigui, Française
d’origine maghrébine et réalisatrice, est
l’auteur d’un documentaire époustouflant intitulé
Le plafond de verre {1} diffusé sur France
5. Un documentaire poignant dans lequel plusieurs jeunes issus
de l’immigration sortis de grandes écoles de commerces
et d’ingénieurs, titulaires de Bac +5 ou Bac + 8
racontent leur calvaire quotidien pour obtenir un entretien d’embauche,
sésame indispensable pour décrocher un emploi. Des
témoignages de vies brisées par des logiques discriminatoires
de mise dans notre société. Des faits qui devraient
choquer plus d’un, et inciter à l’action tous
les partisans des droits de l’homme et militants des causes
justes. Et susciter l’indignation de nos hommes politiques.
Un seul domaine semble échapper à la discrimination
dans notre pays : il s’agit du sport. Je vous laisse en
deviner aisément la cause ! Et dire qu’après
un certain 12 juillet 1998, avec l’épisode «
Black, Blanc, Beur », nous étions de ceux qui espéraient
qu’une nouvelle ère était en train de se dessiner
dans notre pays, celle de la concorde entre toutes les communautés.
C’était faire preuve d’un optimisme exagéré
! On peut se demander pourquoi des jeunes qui sont nés
en France, qui y ont grandi, et façonnés par les
principes de la République par le biais de l’école
en arrivent à siffler l’hymne national, la Marseillaise.
Il y a là pour tous nos érudits, spécialistes
en tous genres et autres sociologues matière à réflexion
pour peu que l’on ose poser les questions qui dérangent.
Dans notre pays, c’est donc à l’État
de prendre ses responsabilités au lieu d’invoquer
une quelconque évolution des mentalités qui serait
le préalable à toute politique dans ce domaine.
Peu importe le nom : intégration, discrimination positive
ou que sais-je encore! La terminologie étant secondaire,
il est primordial de privilégier dorénavant l’action
au détriment du verbe.
La fiction de l’égalité républicaine
ne saurait tenir lieu de politique
A-t-on attendu l’évolution des mentalités
pour accorder des droits aux homosexuels ou pour instaurer la
parité hommes-femmes en politique? De même, a-t-on
sollicité l’avis de l’opinion publique à
l’époque pour abolir la peine de mort en France avec
l’arrivée du Président François Mitterrand
en 1981 ? Un réel volontarisme républicain s’impose
si l’on veut éviter l’implosion de notre société.
De toute façon, on sait très bien l’attitude
actuelle de l’opinion par rapport à cette question
(nul besoin d’être un devin). Si le modèle
anglo-saxon n’est pas exempt de toute critique, reconnaissons
lui au moins un mérite : la volonté de vouloir changer
le cours des choses. Qui osera s’y risquer ? Jusqu’à
quand éludera-t-on la vraie question, à savoir la
reconnaissance d’une France désormais multiculturelle
et plurielle dans toutes ses composantes ? Les médias (télé,
radio, et presse écrite) ne devraient ils pas jouer leur
rôle qui est de nous informer sur la réalité
de notre société ? Le débat sera-t-il enfin
lancé par les acteurs concernés ? Jusqu’à
quand va-t-on continuer de jouer avec le feu ? Car en définitive,
la notion d’intégration telle que déclinée
sous sa forme actuelle reste avant tout un vœu pieux, pour
ne pas dire une formidable mystification. L’avenir n’est
pas écrit, a-t-on coutume de dire ! Si tel est le cas,
il appartient à la nouvelle génération issue
de l’immigration antillaise, africaine et maghrébine
d’effectuer un travail en profondeur pour occuper toute
sa place dans la société française dont elle
est partie intégrante (en commençant entres autres
par s’inscrire massivement sur les listes électorales).
Les défis sont certes nombreux, mais la mission n’est
pas impossible. Mais incontestablement, c’est aux politiques
de baliser la voie par un volontarisme dénué de
toute préoccupation électoraliste. Il en va de la
cohésion nationale de notre pays.
|1| Le « plafond de
verre », l'expression désigne l'ensemble des pratiques
sociales et des lois non écrites qui s'opposent à
l'égalité des individus. La réalisatrice
Yamina Benguigui démontre dans son documentaire que les
générations issues de l'immigration en sont les
victimes quotidiennes.